A l’occasion de la journée internationale du droit des femmes, Techfugees lance l’ouverture des candidatures pour le programme #TF4Women 2020

Pourquoi un programme pour les femmes réfugiées ? 

Parce que les femmes réfugiées en ont de plus en plus besoin

Les femmes réfugiées forment une catégorie nombreuse et croissante. Si les premières vagues des demandeurs d’asile arrivés en Europe au cours de la crise humanitaire de 2015-16 étaient essentiellement constituées d’hommes, le pourcentage de femmes a progressé au fil du temps. Leur proportion parmi les personnes qui ont obtenu le statut de bénéficiaire d’une protection internationale est passée de 29 % en 2015 à 38 % en 2017. (Source : Eurostat)

Elles connaissent un “triple désavantage”

Les femmes réfugiées se trouvent particulièrement pénalisées puisqu’elles doivent affronter les obstacles auxquels sont confrontés à la fois les personnes en situation de migration, les réfugiés qui ont subi une migration forcée et les désavantages imposés par la société aux femmes. 

Elles sont plus vulnérables

Les femmes réfugiées sont beaucoup plus susceptibles que les hommes d’être en situation de détresse psychologique. Une étude menée en Australie a montré que les femmes réfugiées présentaient à 45% un risque de détresse psychologique modéré à élevé au cours des quatre semaines ayant précédé l’enquête contre 35% des hommes réfugiés (et respectivement 7% des hommes et 14% des femmes natifs d’Australie). (Jenkinson et al., 2016[5]).

Il leur est plus difficile de s’insérer sur le marché du travail

Leur taux d’emploi est de 45 % en moyenne dans l’OCDE; il est inférieur de 17 points à celui des réfugiés de sexe masculin, et inférieur de 6 points à celui des autres femmes nées à l’extérieur de l’UE.  (UE/OCDE (2016[1]), How are refugees faring on the labour market in Europe?)

Alors que les taux d’emploi des hommes progressent relativement rapidement vite pendant les cinq à neuf années suivant leur arrivée avant de se stabiliser, la trajectoire d’intégration des femmes progresse plutôt sur dix à quinze ans au moins. (OECD, 2017)

Et la majorité des programmes d’intégration s’adressent aux hommes

Les femmes réfugiées sont moins souvent bénéficiaires de programmes d’aide à l’intégration que les hommes, que ce soit en termes d’heures de formation linguistique que de mesures actives d’aide à l’emploi. (Source : OCDE)

 

En quoi le programme #TF4Women, s’adapte-t-il spécifiquement aux besoins des femmes réfugiées ?

Le programme #TF4Women a été conçu pour répondre spécifiquement aux besoins des femmes réfugiées en adressant les freins suivants

> le manque de confiance en soi : 70% des femmes déclarent avoir peur de ne pas disposer des compétences nécessaires pour apprendre à coder ou à programmer. (Harris interractive) 

Le rapport d’impact de l’édition 2019 du programme démontre que la confiance en soi des participantes a augmenté de façon significative entre le début et le fin du programme.

> le manque de réseau : Il existe une forte corrélation entre l’emploi des réfugiés et leur réseau social, notamment les contacts avec les personnes nées dans le pays, mais les femmes ont beaucoup moins de réseaux que les hommes (OCDE)

Durant le programme les fellows sont amenées à rencontrer des nombreux professionnels de leur domaine : leurs mentors, tandems, formateurs-encadrants, mais aussi des partenaires, entreprises de la Tech qui accueillent chaque session et en fin de programme les événements de networking et de job dating. 

> le déclassement professionnel : Les personnes réfugiés sont nettement plus susceptibles de déclassement que les autres migrants. Au total, près de 60 % des réfugiés diplômés de l’enseignement supérieur employés dans l’UE sont surqualifiés pour les postes qu’ils occupent, taux plus de deux fois supérieur à celui des personnes nées dans le pays. 

Le programme permet aux fellows d’accéder à des emplois qualifiés à la hauteur de leurs compétences.

> Les questions logistiques : Le programme #TF4Women s’adresse à des femmes réfugiées résidant dans la France entière. Bien que les sessions hebdomadaires aient lieu à Paris, Techfugees, grâce à l’aide de ses partenaires prend en charge les billets de train aller-retours ainsi que les frais de transport en commun pour assister aux sessions. 

Un service de baby-sitting est également proposé aux femmes qui ont besoin de faire garder leurs enfants pour se rendre aux activités du programme.

>la barrière de la langue : même si le programme s’adresse à des personnes qui ont un niveau de français minimum B1, des heures de renforcement linguistiques ont lieu en présence de professeurs de français 2h par semaine et la pratique informelle est encouragée par un système de Tandems. 

Les femmes réfugiées qui ont une connaissance intermédiaire ou avancée de la langue du pays d’accueil ont des taux d’emploi supérieurs de 40 points de pourcentage à celles qui n’ont pas, ou peu, de compétences linguistiques (source : OCDE)

Informations pratiques pour candidater

A qui s’adresse le programme ?

  • Aux femmes ayant le statut de réfugiées
  • De plus de 18 ans
  • Ayant un niveau de français B1 ou +
  • Souhaitant travailler la Tech dans les domaines du développement informatique, du marketing et de la communication digitale, ou de la gestion de projet 

Vous êtes intéressée personnellement ou connaissez des personnes qui pourraient bénéficier du programme ? Envoyez votre candidature avant le 10 avril 2020 via ce questionnaire. Nous vous contacterons pour un entretien téléphonique, suivi d’une rencontre avec les équipes de Techfugees. 

Techfugees recherche aussi des Mentors, Tandems, Formateurs et Bénévoles pour faire vivre cette édition 2020. Les candidatures seront bientôt ouvertes continuez à nous suivre sur les réseaux sociaux pour être tenus aux courants.

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Pour toute autre question concernant le programme écrivez à mas@techfugees.com

 

Article écrit par : Marie-Aline Sanchez